Vu le 17/05/11
Et soudain tout le monde me manque 13/20
Voici une comédie douce amer sur l’Oedipe, la relation à l’enfant, un vaste sujet traité en 1h38, survolé donc. Cependant après le très décevant « jusqu’à toi » on constate une amelioration dans la justesse, on ne peut que louer la sincérité avec laquelle la réalisatrice a tenté de raconter une histoire, somme toute banale, mais d’une émotion touchante, soulevant la poussière, une ombre nonchalante.
Il y a maladresses, il y a de "l’à peu près" mais cette histoire est touchante. Le jeu est juste, se veut léger dans une histoire pas si légère finalement, comme une dédramatisation d’un mal plutôt commun en fin de compte.
Beaucoup de cris pour rien, beaucoup de larmes inutiles, moi je trouve qu’il touche juste, là ou le bas blesse, ou le mal se trouve, dans ce petit espace, en dehors du temps et de la raison : l’Oedipe. Les rancoeurs, les colères, les non-dits n’y sont que dérisoires.
Pas de quoi chambouler la psychanalyse mais de quoi ruminer gentiment. La réalisatrice nous balade dans cette histoire, cette histoire comme choisie un peu au hasard, drôle, pathétique, poignante, tranchante, un peu facile mais par les temps qui courent un peu de légèreté dans ce monde si sérieux ne fait pas grand mal, moi elle m’a fait plutôt du bien.